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Roquemaure
au jour le jour

Actualités, agenda des manifestations et informations pratiques.

Toits du centre ancien vus depuis la tour du château, la collégiale au fond

Patrimoine & histoire

Château royal, collégiale et son orgue de 1690, chapelles romanes, hôtel de ville du XVIIIe siècle : mille ans d’histoire au bord du Rhône, racontés aussi en vidéo par l’Espace muséographique numérique.

EN VIDÉO

Une histoire monumentale

L’Espace muséographique numérique de Michel Pellatan, financé par la Ville et le Département, raconte la ville en vidéos accessibles par QR codes et sur YouTube.

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EN BALADE

Wivisites

Un parcours audio du centre ancien, sans application, directement sur votre téléphone, proposé par l’Office de tourisme du Grand Avignon.

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SUR LE TERRAIN

Fête du patrimoine

Chaque mois de septembre, la ville ouvre ses monuments pour les Journées européennes du patrimoine : visites et animations.

L’agenda

Les monuments

Façade de la collégiale Saint-Jean-Baptiste et sa rosaceXIVe SIÈCLE
Photo : Vi..Cult...CC BY-SA 3.0, Wikimedia CommonsVoir la source (nouvel onglet) ↗

La collégiale Saint-Jean-Baptiste

Décidée en 1329 par le cardinal Bertrand de Pouget sur le « Jardin du Roy », ouverte au culte en 1335 et élevée au rang de collégiale en 1346. Gothique méridional, chapelles latérales du XVIIe siècle, chapelle de la Vierge à voûte en étoile. Elle abrite les reliques de saint Valentin. Ses dix chapelains et deux diacres logeaient dans la Maison du Chapitre, reliée à l’église par une galerie enjambant la rue, détruite quand la collégiale fut vendue comme bien national.

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L’orgue de la collégiale, dans son buffet de bois sculptéCLASSÉ EN 1972
Photo : Marianne CasamanceCC BY-SA 4.0, Wikimedia CommonsVoir la source (nouvel onglet) ↗

L’orgue historique

Construit en 1690 par les frères Jullien pour Notre-Dame-la-Principale d’Avignon, racheté comme bien national vers 1800 : 17 jeux et 1 019 tuyaux, l’ensemble le plus homogène de tuyaux du XVIIe siècle connu, sur son sommier d’origine. C’est sur cette tribune que « Minuit, chrétiens » fut créé le 24 décembre 1847.

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Ruines du château de Roquemaure, dominées par la tour carréeCHÂTEAU ROYAL
Photo : Marianne CasamanceCC BY-SA 4.0, Wikimedia CommonsVoir la source (nouvel onglet) ↗

Le château et ses tours

Cédé à l’Église en 1209, enceinte agrandie par saint Louis en 1244, magasin-réserve des croisades : sur son éperon de 90 m sur 60, il comptait sept tours. Vendu comme bien national en 1795 et arasé, il n’en reste que la tour carrée « des Carthaginois » (40 m, murs de 1,5 m) et la tour ronde « de la Reine ».

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Façade en pierre de l’hôtel de ville, six travées sur trois niveaux, balcon central au drapeau tricolore, devant la placeMONUMENT HISTORIQUE

L’hôtel de ville et sa place

Hôtel particulier Chabert-Guilleminet du XVIIIe siècle, acheté 21 000 francs en 1851 pour remplacer la maison commune de l’actuelle place Clément-V : six travées, cheminées et boiseries Louis XV. Façade et toiture inscrites en 1949, salle des mariages classée en 1927 et rénovée en 1996. Sur la place, marché du vendredi institué par Henri III en 1578, couverts médiévaux et arcades.

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La chapelle Saint-Joseph-des-ChampsXIIe-XIIIe SIÈCLE
Photo : Vi..Cult...CC BY-SA 3.0, Wikimedia CommonsVoir la source (nouvel onglet) ↗

La chapelle Saint-Joseph-des-Champs

Sur l’ancienne voie du Dauphiné au Languedoc, route de Nîmes, à 2 km du village. Bien communal. Fête annuelle le dimanche le plus proche du 19 mars.

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Clocher-mur en pierre de la chapelle Saint-Sauveur de Truel, avec sa cloche et sa croix, entre un cyprès et des branches en fleurs, sous un ciel bleuPRIEURÉ ROMAN

La chapelle Saint-Sauveur de Truel

Prieuré attesté en 1292, rattaché à l’abbaye Saint-André de Villeneuve en 1343, bâti au-dessus d’une villa gallo-romaine ; « truel » vient du latin torculum, le pressoir. À l’intérieur, un claustra roman et une Vierge en bois doré classés. Ouverte lors d’événements.

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Histoire de l’hôtel de ville et de sa place

La maison commune. L’ancien hôtel de ville, dit « maison commune », se trouvait sur la place Saint-Jean, renommée place Clément-V en 1899. Il faisait face à la porte principale de la ville, par laquelle entraient les personnages importants. Le bâtiment fut aménagé sous le règne de Louis XV ; les armoiries des rois de France figuraient au-dessus de la porte-fenêtre du balcon ouvrant sur la place, d’après le plan que l’architecte Ange Brun dressa pour transformer cette demeure privée en maison commune.

L’achat de 1851. La maison commune devenue trop exiguë, le maire, M. Durand-Auzias, et son conseil municipal décidèrent en 1851 l’achat d’un hôtel de ville plus important, sur l’ancienne place du Marché. L’hôtel particulier Chabert-Guilleminet, bâtisse du XVIIIe siècle spacieuse et dotée d’une cour intérieure, correspondait mieux aux besoins de la commune. Il était en vente après le décès de MM. Reydon et Chambon, d’Alès, héritiers des Chabert et Guilleminet : il fut acheté 21 000 francs, plus les frais d’enregistrement et de purge d’hypothèques. Louis Chambon avait œuvré pour les pauvres de la commune et fait don à la municipalité d’une somme importante, en échange d’une messe célébrée pour lui à dates régulières.

Le 16 novembre 1851, avant l’installation dans le nouvel hôtel de ville, le curé de Roquemaure, Eugène Nicolas Petitjean, fut invité à le bénir. À l’issue d’une grand-messe, le curé, ses deux vicaires et les membres de la fabrique se rendirent en procession jusqu’à l’hôtel de ville, où les attendaient notamment le maire, les adjoints et les membres du conseil municipal. Après la cérémonie, l’administration municipale, suivie d’une partie de la population, raccompagna le curé jusqu’à l’église.

Un monument historique. La disposition des pièces sur trois niveaux, l’ordonnance classique de la façade, à six travées verticales de baies alignées, l’entrée monumentale dans la travée centrale, les cheminées d’époque Louis XV, les décors, les boiseries et les portes intérieures en noyer Louis XV en font un immeuble très élégant. La façade et la toiture sont inscrites au titre des Monuments historiques par arrêté du 6 décembre 1949. La salle des mariages est classée depuis le 26 août 1927 ; elle a été rénovée sous le contrôle des Monuments historiques en 1996.

La place de l’Hôtel-de-Ville. Elle s’est appelée « la Place », puis place du Marché, et enfin place de l’Hôtel-de-Ville. En 1578, par lettres patentes, le roi Henri III y établit le marché tous les vendredis. Elle est bordée de beaux hôtels particuliers. Sur la façade de l’immeuble qui prolonge la mairie, restructuré au XVIIIe siècle, des vestiges de baies du XVIe siècle confirment son origine. Une partie des couverts fut modifiée en 1726. La maison qui les surmonte fut entièrement rénovée, selon la mode du XIXe siècle, par Étienne Marin, riche négociant en vins, qui fit venir d’Italie les plus grands artisans. L’autre partie des couverts médiévaux fut transformée dans les années 1970.

Merci à Isabelle Tichit pour ses éléments historiques.

Carte postale ancienne « Roquemaure (Gard), Hôtel de ville (XVIIIe siècle) » : façade à balcons en fer forgé, trois hommes assis sur les marches de l’entrée

L’hôtel de ville sur une carte postale ancienne

Carte postale ancienne « Roquemaure, la place du Marché » : arcades et platanes, marchandes assises près de leurs paniers posés au sol

La place du Marché, aujourd’hui place de l’Hôtel-de-Ville, sur une carte postale ancienne

Origine du nom et armoiries

Origine du nom

Le 18 juin 1209, à Saint-Gilles, Raymond VI, comte de Toulouse, s’engage auprès du pape à rejoindre la croisade et lui remet, en gage de sa fidélité, sept de ses châteaux, dont le castrum de Roccamaura. La chronique de Giovanni Villani rapporte qu’en avril 1314, Clément V traversa le Rhône à Rocca Maura. C’est également au château de Rocca Maura que Catherine de Sienne se rendit, le 4 septembre 1376, à l’invitation du duc d’Anjou. Un manuscrit du XVIIe siècle des frères récollets mentionne Rupes Maria et Rupes Maurus ; en 1884, le Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France cite Rupes Maura comme origine du nom de Roquemaure, nom abandonné ensuite pour celui de Rupes Maurus.

Selon le Dictionnaire de la langue d’oc ancienne et moderne de 1847, l’adjectif maur, maura signifie « maure, noir, noire », tandis que le nom féminin maura est un nom de lieu donné à des forêts obscures, ou qui l’ont été à l’origine. Telle semble être aussi l’origine du nom de la Roccamaura d’Estartit, sur la Costa Brava, en Espagne.

En août 1539, au château de Villers-Cotterêts, François Ier signa une ordonnance préparée par le chancelier Poyet, qui traitait de nombreux sujets : elle imposait en particulier le français à la place du latin dans la rédaction des jugements et des actes notariés, et obligeait les curés des paroisses à tenir des registres de baptême.

Les armoiries

Les armoiries de Roquemaure sont doubles : il y a celles de Gastalai et celles de l’Armorial de Nîmes.

Les premières se lisent ainsi : « D’argent, à trois rocs d’échiquier de sable ».

Celles de l’Armorial de Nîmes sont de gueules à trois rocs d’échiquier d’or posés 2 et 1, avec un chef d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Blason de Roquemaure : écu rouge à trois rocs d’échiquier d’or, sous un chef bleu à trois fleurs de lys d’or

Le blason de la ville, d’après l’Armorial de Nîmes

La Côte du Rhône

Véritable trait d’union entre la Provence et le Languedoc, Roquemaure a toujours bénéficié d’une situation géographique très favorable. Depuis le Ier siècle après Jésus-Christ, son territoire est connu pour la qualité de son vin.

Pour les Anciens, les grands fleuves comme la Garonne et le Rhône étaient des « mers », et leurs rives des « côtes ». Le Rhône, frontière naturelle entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique, n’avait qu’une seule rive française, que l’on nommait donc « la Côte du Rhône ».

Sous l’Ancien Régime, quand les nécessités administratives firent partager les provinces en sénéchaussées et les sénéchaussées en vigueries, la viguerie de la Côte du Rhône désigna tout un territoire pris dans une large boucle du Rhône, entre Bagnols-sur-Cèze et Villeneuve-lez-Avignon. Roquemaure était le chef-lieu de cette viguerie, célèbre depuis le XIIe siècle pour la qualité de ses vins. La Côte du Rhône comprenait alors les villes de Roquemaure, Montfaucon, Saint-Geniès-de-Comolas, Saint-Laurent-des-Arbres, Lirac, Tavel, Laudun, Chusclan, Codolet, Orsan et Pujaut.

Le port des papes

La ville possédait un port particulièrement bien placé sur la rive droite du Rhône, et protégé par son château. Il acquit ses lettres de noblesse avec l’installation de la papauté en Avignon : les papes étaient de gros consommateurs et faisaient leurs achats dans la vallée du Rhône, si bien que le port de Roquemaure servait de lieu de transit pour 40 bœufs, 200 moutons, quantité de volailles et 100 hectolitres de vin par semaine. En novembre, décembre et janvier, jusqu’à 2 000 pièces de vin attendaient dans le port d’être embarquées. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le commerce des vins faisait entrer dans le pays de 500 000 livres à 1 million de livres par an.

Une appellation avant la lettre

Déjà à cette époque, les consuls des communes de la Côte du Rhône veillaient à la production de vins de qualité, et prirent très tôt des mesures pour l’assurer :

  • en 1657, interdiction d’entrer des vins issus d’autres territoires, sous peine d’une amende de 100 livres ;
  • dès 1731, obligation de ne planter qu’un cep ou un cep et demi par mètre carré ;
  • réduction obligatoire de la souche, pour éviter l’exposition au vent du nord ;
  • deux labours seulement permis par an, en mars et en mai ;
  • effeuillage exclu et égrenage fait sur place, pour un rendement de 10 à 15 hectolitres par hectare ;
  • fumures interdites (le fumier utilisé comme fertilisant).

En exigeant que les fûts des vins de la région soient authentifiés au fer rouge des lettres « C.D.R. » (Côte du Rhône) et du millésime, les consuls de Roquemaure, dont le premier d’entre eux était propriétaire du domaine de Bouchassy depuis 1628, peuvent être considérés comme les « inventeurs » de l’appellation. En délivrant aussi aux producteurs des certificats d’origine, ils pratiquèrent une véritable politique d’appellation contrôlée avant la lettre : on peut considérer à juste titre que Roquemaure fut le berceau des Côtes du Rhône.

Roquemaure vue de la colline Saint-Jean : une tour ronde en pierre au premier plan, les toits du village et le Rhône au loin

Roquemaure et le Rhône vus de la colline Saint-Jean

Temps forts de l’histoire

  1. 01

    218 av. J.-C. · Hannibal franchit le Rhône

    Le jeune chef carthaginois traverse le fleuve avec son armée et ses éléphants à la hauteur de Roquemaure ; la bataille contre les Gaulois de la rive gauche reste, dans l’Antiquité, un modèle de l’art militaire.

  2. 02

    1244 · Saint Louis au château

    En attendant sa flotte à Aigues-Mortes, Louis IX séjourne à Roquemaure et fait construire une nouvelle enceinte. Philippe le Bel, Charles V, Charles VI, Charles IX, Catherine de Médicis et Marie de Bretagne y séjourneront à leur tour.

  3. 03

    20 avril 1314 · Mort du pape Clément V

    Premier pape d’Avignon, Bertrand de Got quitte Carpentras pour sa Guyenne natale, arrive malade au château le 9 avril et y meurt. La place de l’église porte son nom depuis 1899.

  4. 04

    1578 · Le marché du vendredi

    Par lettres patentes, Henri III fixe le marché hebdomadaire sur la place de l’actuel hôtel de ville. Aujourd’hui, le marché se tient le mardi matin.

  5. 05

    XVIIe et XVIIIe siècles · La marque « C.D.R. »

    Les consuls de Roquemaure font marquer au fer rouge les fûts des lettres « C.D.R. » et du millésime, et délivrent aux producteurs des certificats d’origine : une appellation contrôlée avant la lettre, qui fait de Roquemaure le berceau des Côtes du Rhône.

  6. 06

    24 décembre 1847 · « Minuit, chrétiens »

    Écrit par le négociant en vins et poète Placide Cappeau pour fêter la restauration de l’orgue, mis en musique par Adolphe Adam, le chant est créé à la tribune de la collégiale par la cantatrice Emily Laurey.

  7. 07

    25 octobre 1868 · Les reliques de saint Valentin

    Le phylloxéra, « les taches de Roquemaure », ravage le vignoble. Maximilien Pichaud, régisseur du domaine de Clary, rapporte de Rome les reliques du saint, accueillies par Mgr Plantier et une foule immense. Elles reposent dans la collégiale. Maximilien Pichaud et son épouse Marie étaient parrain et marraine de la cloche « Maximilien Marie », installée dans le clocher de la collégiale le 19 mai 1863.

  8. 08

    18 août 1944 · Le Train fantôme

    Le pont étant coupé, les 700 déportés-résistants du dernier convoi vers Dachau traversent le village à pied, de la gare de Roquemaure à celle de Sorgues. Des marches mémorielles réunissent chaque printemps des centaines de collégiens.

  9. 09

    1972 · Le jumelage

    Roquemaure et Ehringshausen (Hesse) officialisent leur jumelage le 1er octobre 1972, puis le 28 avril 1973.

Personnages célèbres

Clément V (Bertrand de Got, † 1314) · premier pape d’Avignon, mort au château.
Bertrand de Pouget · cardinal, neveu de Jean XXII, bâtisseur de la collégiale (1329).
Jacques Bridaine (1701-1767) · missionnaire et prédicateur célèbre, inhumé sous l’abside de la collégiale ; un cours porte son nom.
Pierre, Louis, Simon, marquis de Cubières (1747-1821) · botaniste et agronome, écuyer de Louis XVI.
Victor Monyer de Prilly (1775-1860) · évêque de Châlons ; son père racheta la collégiale en 1795 pour la sauver de la destruction.
Placide Cappeau (1808-1877) · négociant en vins et poète, auteur de « Minuit, chrétiens » et du « Château de Roquemaure ».
Guillaume Clerc · maire de 1830 à 1848, fondeur rue du Rhône.
François Anselme Ricard (1824-1912) · professeur de français à l’université (Prague, Sydney, New York, Iéna), auteur de quelques livres, en correspondance avec Mistral ; mort à Philadelphie.
Alphonse Borrelly (1842-1926) · astronome, 18 astéroïdes et 20 comètes découverts.
Marcel Blairat (né en 1849) · peintre orientaliste et graveur.
Baptiste Placide Léopold Clérissac (1864-1914) · auteur notamment de « L’Âme saine », « De saint Paul à Jésus-Christ », « Pro Domo et Domino » et « L’Amour propre » ; mort à Angers.
Eugène Borty (né en 1890) · négociant en vins, il reprit la maison familiale fondée en 1811 rue de la Croze, devenue vers 1920 la biscuiterie Roche.

Léon Colombier (1869-1960) · peintre du Groupe des Treize, « roi du contre-jour » selon Auguste Chabaud.
Jeanne Hatto · cantatrice de l’Opéra de Paris, au mas Hatto avec Louis Renault ; elle y reçut Renoir, Baroncelli et Albert André.
Suzanne Imbert (1893-1982) · reine du Félibrige de 1934 à 1941, fondatrice des Amis de la chapelle Saint-Joseph.

Portrait peint de Léon Colombier, barbe blanche et chapeau
Léon Colombier · photo : page « Histoire de Roquemaure » d’Isabelle Tichit
Photographie ancienne de la cantatrice Jeanne Hatto en robe longue et grand chapeau à plumes, accoudée au dossier d’un fauteuil
Jeanne Hatto, cantatrice de l’Opéra de Paris

Mémoire

Le monument aux morts, décidé six jours après l’armistice de 1918 et inauguré à la Saint-Roch 1922, représente la Patrie ailée tenant le soldat tombé, œuvre du sculpteur Félix Charpentier (Bollène, 1858). Il a été déplacé en 2023, après une consultation des habitants (63,2 % des votants), sur l’esplanade Alphonse-Borrelly, inaugurée le 13 septembre 2024 place de la Pousterle. Son histoire, de la décision de 1918 au déplacement de 2023, est racontée sur la page Le monument aux morts.

Six jeunes Roquemaurois sont morts pendant la guerre de 1870. L’un d’eux, Louis André Martial Chambon, né à Roquemaure le 13 juin 1838 et engagé dans la Marine nationale comme second maître de 2e classe, est mort en février 1871 : son nom figure sur une stèle à la mairie.

Le Train fantôme : parti du camp du Vernet le 30 juin 1944 avec 730 déportés-résistants de plus de dix nationalités, dont 62 femmes, le convoi n’atteint Dachau que le 28 août. Le 18 août, le pont sur le Rhône étant partiellement détruit, les prisonniers font à pied les 17 km qui séparent la gare de Roquemaure de celle de Sorgues ; ils doivent abandonner leurs bagages et porter ceux des Feldgendarmes et des SS. La ville s’associe aux marches mémorielles et à l’amicale des déportés-résistants du Train fantôme.

Cérémonies patriotiques

  • 19 mars · Journée du souvenir de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie
  • 8 mai · Victoire de 1945
  • 27 mai · Journée nationale de la Résistance
  • 8 juin · Hommage aux morts d’Indochine
  • 18 juin · Appel du général de Gaulle
  • 25 septembre · Hommage aux Harkis
  • 11 novembre · Armistice de 1918
Le monument aux morts de Félix Charpentier, la Patrie ailée tenant le soldat tombé, sur son socle sculpté, entre des mâts aux drapeaux tricolores, esplanade Alphonse-Borrelly
Le monument aux morts sur l’esplanade Alphonse-Borrelly
Pilier en pierre portant la plaque en mémoire des déportés-résistants du Train fantôme, à côté d’une grille, au bord du Rhône
La plaque du Train fantôme, au bord du Rhône
Carte postale ancienne de la gare de Roquemaure, voyageurs et employés sur le quai
La gare de Roquemaure, point de départ de la marche du 18 août 1944, sur une carte postale ancienne
Carte postale ancienne « Les deux ponts suspendus sur le Rhône et sur le canal » à Roquemaure : tablier métallique au premier plan, pylônes du second pont au loin
Les ponts suspendus sur le Rhône et sur le canal, sur une carte postale ancienne

Les maires de Roquemaure

Vingt-huit maires se sont succédé depuis 1800 ; Nathalie Nury, élue en 2020, a été réélue en mars 2026. La liste complète, avec les dates de mandat, est tenue sur une seule page.

Pour aller plus loin